Félix Vallotton : Le Feu sous la Glace
Grand Palais – Paris
du 2 octobre 2013 au 20 janvier 2014

Le repos des modèles – 1905

Cet article ne se veut pas une analyse complète du travail de Félix Vallotton l’inclassable, mais plutôt une réfléxion sur des images qui m’ont marquées lors de ma visite au Grand Palais.

La malade – 1892

Le silence
Dans ses peintures, même lorsque plusieurs personnages composent l’image, aucune communication ne parait possible. Si les protagonistes s’observent, leur regard ne se croisent jamais. Il n’y a pas de contact visuel ni physique.

Les cinq peintres – 1902

Le Bain turc – 1907

Les pastiches de peintures d’Ingres ou de Manet sont très présents dans l’oeuvre de Félix Vallotton

Le contour
Les personnages de Félix Vallotton se détachent d’un fond (parfois uni et sombre) comme s’ils avaient été découpés. La ligne de contour est incisive, elle enserre les formes, isole les modèles de leur décor. La peinture de contours crée en creux des formes abstraites, des formes du vide si bien délimitées qu’elles pourraient être autonomes.

La mare – 1909

Trois femmes et une petite fille jouant dans l’eau

L’aplat
Dans certaines tableaux, la couleur semble remplir une surface dessinée. La lumière forte, les ombres quasi inexistantes effacent les volumes. Il reste alors un aplat de couleur puissant. Cette forme écrase les coussins rouges, le fauteuil sur lesquels viennent se poser les corps endormis.

Femme nue assise dans un fauteuil rouge – 1897

On retrouve ces aplats dans les gravures sur bois. Les corps semblent lutter pour sortir de la pénombre, des fond noirs.

La séduction, l’infidélité sont des thèmes récurrents dans les gravures de Félix Vallotton. Ces situations autorisent alors les embrassades et autres contacts physiques jusque là inexistants dans ses peintures.

Félix Vallotton : Le Feu sous la Glace
Grand Palais – Paris
du 2 octobre 2013 au 20 janvier 2014